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Les hameaux
Le village d’Opheylissem avant les fusions de 1976, était constitué de trois hameaux d’inégale importance :
Opheylissem proprement dit, qui initialement ne s’étendait que sur une seule rue, celle qui mène de Neerheylissem à Jodoigne. Sa population a toujours été réduite au cours des siècles, si ce n’est que l’Abbaye d’Heylissem fondée en 1129 et implantée sur son territoire occupait un certain nombre de travailleurs qui y logeaient et auxquels il faut y ajouter une trentaine de moines. Ainsi en 1709, la population était évaluée à 50 habitants dans le village et 65 à l’abbaye.
Hampteau, qui se trouve au-delà de la Gette pour celui qui vient de Tirlemont, s’appelait jadis « Hamps » (en 1011) et Ham (1032). Sous l’ancien régime, Hampteau dépendait au spirituel de la paroisse de Neerheylissem. Ce hameau comptait 102 habitants en 1709 et était depuis des temps très anciens « une terre franche » dispensée de différentes taxes. D’après la tradition, cette franchise fut accordée par un duc de Brabant pour récompenser les habitants d’avoir tiré sa fille dont le carrosse se trouvait embourbé dans un marais.
Chapeauvau qui est situé à 3,500 km au sud-ouest du village d’Opheylissem est actuellement une petite agglomération de sept maisons. Auparavant, il s’y trouvait la riche ferme, propriété de l’Abbaye d’Heylissem, possédant un oratoire où un religieux y célébrait la messe et y dispensait les sacrements.
Les Familles souches
(implantée sous l’ancien régime)
Baclen/Bacheleine, Banneux, Bauwin, Collon, Collet, Collart, Conart, Darmont, Degré ? Delibe, Delpire, Desaussois, Dessart, Destat, Divoix, Dupont, Faukembergh, François ? Genotte, Gillet, Gilson, Gurny, Hallet, Haté, Henryn, Hub/Hup/Huppe, Husdens, Jacquet, Jamin, Kestens, Lequy, Malpas(se), Maquet, Marchal, Martinquet/Marticot, Massart, Melotte, Mercenier, Meurisse, Minsart, Monette, Moreau, Motte, Nadoulet, Noret, Ovart, Parent, Palenge,, Payron, Pétré, Pir, Piton, Potelle, Quermeau, Remet, Remy, Renquin, Roland, Roufflaer, Royer, Royn, Schoonaerts,, Sentron, Stienlet, Thiry, Thomas, Vedrin, Walhem, Wery, Winand.
Les derniers jours de l’Abbaye d’Heylissem.
Après 664 ans d’existence, l’abbaye d’Heylissem est sur le point d’être vendue dès 1793. Les 23 février 1793, deux commissaires français sont chargés de procéder à l’inventaire des biens de l’Abbaye. Mais c’est alors que survint la bataille de Neerwinden qui voit les Français vaincus par les Autrichiens et expulsés de la Belgique. Mais dès 1794, les Français revinrent de plus belle et l’Abbaye fut sanctionnée d’une contribution militaire qui poussa les moines à vendre 320 bonniers de terre et ils durent se disperser, certains en Allemagne, d’autres restèrent dans les environs, vivant la lente agonie de leur monastère. Le 6 vendémiaires an V (26.9.1796), le dénommé et bien nommé Barbare, commissaire de la république et receveur de l’enregistrement et des domaines à Jodoigne vient continuer l’inventaire.
Les bâtiments de l’Abbaye et les propriétés qui l’entourent (en tout 30 bonniers) furent vendus le 22 avril 1797 à un certain Raphaël Decoster ancien religieux, défroqués de l’Abbaye Saint-Pierre à Gand qui en fit l’acquisition pour la somme de 212.000 livres. Il revendit ces biens quelque temps plus tard aux frères Thiberghien, originaires de Paris mais habitant à Opheylissem. Ceux-ci transformèrent le monastère en une filature et une fabrique de tissus qui employa jusqu’à 200 ouvriers. Les biens furent à nouveau vendus en 1821 au baron Vanden Bossche de Tirlemont qui en fit d’abord une fabrique d’eau-de-vie à base de pommes de terre, puis une raffinerie de sucre de betteraves.
Jean Delande.
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